Tirs nourris aux abords de la place Tahrir au Caire

La tension persiste - crédits AFP

Le nouveau vice-président Omar Souleimane a annoncé un « dialogue entre les partis politiques et les forces nationales ». Les affrontements armés se poursuivent sur la place Tahrir, théâtre d’accrochages entre partisans et opposants au président Hosni Moubarak. Des coups de feu y ont éclaté à la mi-journée.

Au Caire, la tension ne faiblit pas. Des tirs ont été entendus pendant quelques minutes, vers 12h30 aux abords de la place. L’armée avait mis en place un cordon entre les deux camps, que les pro-Moubarak ont franchi, contraignant l’armée à intervenir pour les empêcher d’approcher les anti-Moubarak. Peu avant midi, de jeunes hommes ramassaient des pierres dans les terrains vagues pour les amener sur les lieux d’affrontements. Les pro-gouvernement ont tenté de bloquer des citoyens venant ravitailler les anti-Moubarak. A coups de bâtons, les opposants ont frayé un chemin à leurs concitoyens venus les aider. Les partisans du régime ont lancé des cockails Molotov alors que les tirs avaient lieu.

Le Premier ministre égyptien Ahmad Chafic a affirmé aujourd’hui lors d’une conférence de presse « ne pas avoir assez de policiers » pour assurer la sécurité dans le pays. « Lorsque l’armée est arrivée, beaucoup de policiers anti-émeutes sont rentrés dans leurs villages, ils sont partis et nous n’arrivons pas à les faire revenir », a déclaré M. Chafic.

Annonce de dialogue rejetée par les opposants

La télévision publique annonçait aujourd’hui que le Premier ministre et le vice-président Omar Souleimane entameraient le dialogue avec l’opposition. Mais Mohamed Aboul Ghar, porte-parole de la Coalition nationale pour le changement, comptant parmi ses membres les Frères Musulmans et le mouvement Kefaya (Assez), déclare qu’ils n’entameront pas de « négociations avec le gouvernement avant le départ de Moubarak ». Toutes les forces d’opposition sont d’accord sur ce point.

La communauté internationale s’indigne

Le Premier ministre a annoncé que les heurts sanglants de la place Tahrir feraient l’objet d’une enquête, après des appels lancés en ce sens par l’Union Européenne et les Etats-Unis. Il s’est dit prêt à se rendre sur place pour discuter avec les manifestants. A Londres, le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon se dit « inquiet de la violence croissante » en Egypte, et rappelé que la transition devait « débuter maintenant ». « La violence contre des manifestants totalement pacifiques est totalement inacceptable », a-t-il insisté.

Selon un bilan non-confirmé de l’ONU, les troubles auraient fait au moins 300 morts depuis le 25 janvier.

Une nouvelle journée de manifestations massives pour réclamer les départ immédiat de Moubarak est prévue vendredi.


La violence est bien palpable place Tharir au Caire

Julie Sabatier

Ouverte à l'échange, je serai heureuse de vous lire!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s