Tout s’enfuit, tout change avec le temps

crédit fotopedia.com

Au congrès Indien de 1898.

Dixit Caius Cornelius Gallus in Élégies. Bouddha dirait la même chose. C’est l’impermanence. Chaque instant qui vient est déjà passé. En ce moment je suis tout à fait dépassée par le temps. Parfois c’est la procrastination qui s’empare de mon corps, mais le plus souvent c’est mon cerveau droit aux infinies arborescences qui me fait prendre de multiples directions et autres détours avant d’arriver à ce que je voulais faire au départ. C’est ainsi. Pas évident tous les jours. Mais amusant à observer. Bref.
J’étais ce dimanche 29 septembre à une soirée organisée par Médiapart et Reporters sans frontières sur le droit de savoir, la liberté d’expression, les lanceurs d’alerte. Une passionnante soirée qui a réuni entre autres Edgar Morin et Julian Assange, rien que ça.

Une soirée que j’ai suivi avec toute mon attention et qu’il me plaira de vous conter dès lors que j’aurais vaincu ce temps après lequel je cours ces derniers jours. Le temps de régler des changements de serveur web, de chercher un nouveau coloc, de jouer à la commerciale, de trouver une nouvelle machine à laver quand celle qui vit dans ma salle de bains m’a donné les pires frayeurs qui soient quand je l’ai vu sauter en direction de la fenêtre ce week-end, ou d’organiser ma vie dans les six prochains mois car je viens d’apprendre qu mon propriétaire allait vendre l’appart’ que j’habite depuis 8 ans déjà.

Du coup, je n’ai pas écrit ici depuis déjà trop longtemps, et ça me manque. Ca fait maintenant partie de ma petite mécanique. Là, il me reste 4 minutes avant de partir de chez moi. Le temps de coller quelques rimes ici bas, un ou deux liens et clic clac l’affaire est dans l’sac. Vous m’excuserez je n’ai pas le temps de me relire. Bonjour chez vous.

Un poème tout court, écrit à l’adolescence. J’en veux encore aux Etats-Unis de ne jamais assez évoqué le génocide qu’ils ont accompli si je puis dire en massacrant tous les Indiens et une trop grande part de leur sagesse ancestrale.

Especially 4 the U.S.A.

Chasseur de cœurs

D’indiens massacrés

Tu as peur

Des liens sacrés

Des chamans

Qui planent

8 réflexions sur “Tout s’enfuit, tout change avec le temps

  1. je t’envoie toutes les meilleures ondes dont je suis capable pour toutes ces révolutions…tous ces changements… et j’ai hâte de lire ton article à propos de cette soirée Mediapart.

  2. Impermanence… Changements incessants… Va-et-vient continus dans vie étrange qui semble posséder sa dynamique propre et qui semble nous échapper tous les jours un peu plus. Les bons moments viennent, demeurent un instant, et puis s’en vont. Les galères font de même…
    Mais toujours, même derrière le plus couvert des ciels de plomb, toujours brille un Soleil éclatant !

    Merci pour ton billet, Jue.

  3. Pingback: Petit bordel | Laissez parler les ptits papiers...

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