Brûler de se rencontrer

La méduse va et vient... respiration

Tout comme la vie, la méduse est réaction… inspiration… expiration…Respiration

 

Le corps d’Ann Sorel est âgé de 71 ans. Il a subi tout au long de son voyage des épreuves dont nombre ne se seraient sortis. Toutes les histoires du monde « concret » (qu’on  crée?!) qu’elle raconte semblent tout à fées fait incroyables. Sa vie pourrait être le sujet de plusieurs films ou bouquins! Je suis sidérée et béate d’admiration face à la beauté radieusement ravie de NamastAnn!

Après quelques mois d’échanges téléphoniques et Skypesques, j’évoque humblement le fait que je serai heureuse de collecter les précieuses réflexions où son coeur l’a menée. Car il y a dans tout cela une intarissable source de sagesse, une bienveillance permanente qui touche en plein coeur.

Quand j’écoute Ann, je sens qu’elle vise la plus profonde Uni-versalité qui soit. Je sens mon coeur battre plus fort: elle distille de grandes vérités qui lèvent les voiles de l’ignorance. Elle me lave de tous mes conditionnements. Ceux qui font que l’on se donne tant d’importance, que l’on s’attache à une identité, mais

quelle identité, au juste, dîtes-moi ?

Depuis ma plus tendre enfance cette question me taraude. J’ai vécu certaines tempêtes qui ont accru ce besoin de trouver mon essence, tout du moins, un sens. Je tâcherai bientôt de vous faire un résumé de mon parcours spirituel, tenter l’esquisse de ce chemin que j’ai pris il y a déjà longtemps.  Digression du 2 janvier: à force de relectures et de corrections « sorelliennes », j’ai subitement réalisé que la question que je me posais bien avant celle de l’identité était celle du bonheur permanent. Comment faire pour atteindre la félicité, l’installer le plus durablement possible en soi, est le sens initial de ma quête.

Je suis de ceux que l’on appelle parfois les « chercheurs ». Je n’ai jamais eu « prétention » à trouver l’Eveil.

(Et là, j’entends la voix chaleureusement rauque d’Ann me crier:

L’Eveil ne se trouve pas, l’Eveil est là!
Nous sommes tous éveillés lorsque les voiles de l’ignorance se sont levés.

Elever ma conscience, oui. De toutes façons, c’est plus fort que moi de remettre tout en doutes et en questions, pour tenter de toucher à l’essentiel (l’essence-ciel). Au fond, j’ai toujours privilégié l’écoute du coeur à celle des pensées, comme l’invite à le faire le précieux Dalai-Lama.

En 2007, j’ai été bienheureusement bouleversée par ma découverte du bouddhisme tibétain en Inde. Depuis, les 3 Joyaux (Bouddha, Dharma, Sangha) sont devenus mon refugeChamtrul Rinpoche Lobsang Gyatso, précieux Guru, m’a offert le nom dharma de Konchok Lhamo – Princesse Parfaite – Princesse aux 3 Joyaux et oui rien que ça hihiihi).

crédit DR

Le rinpoche sème ses enseignements un peu partout dans le monde. Rinpoche signifie « précieux »

Depuis, j’ai espéré trouver un Maître. Je ressentais ce besoin lancinant de sentir près de moi quelqu’un qui aurait consacré sa vie entière à percer le mystère de l’existence. Quelqu’un à écouter, à entendre, quelqu’un qui laisserait son coeur déverser la source intarissable de sagesse qu’il ou elle représente. Mais je savais qu’il ne fallait pas chercher.

Ce n’est pas toi qui vient au Maître, c’est le Maître qui vient à toi.

Et là j’entends mon précieux cousin bouddhiste (grâce à qui j’ai approché cette sublime sagesse, merci Kelsang Tsering…) s’exclamer: « Cette phrase là m’est tout à fait insupportable! Elle est rempli d’un égocentrisme outrancier! Comme si toi petit être, tu étais précieux  au point qu’un Maitre te « voie » et fasse de toi un « élu » tant tu brilles de ta personne, hahaha!! Comme si les choses étaient aussi simples! Combien de fois ai-je entendu cela de la part d’allumés en Inde!!! ». Je privilégie l’adage: c’est lorsque nous ne cherchons pas que nous trouvons. Ce que nous cherchons est déjà là!

J’ai eu des pensées contradictoires quant à la notion de Maître. Je suis une rebelle et l’idée de soumission me hérisse un peu le poil parfois. D’ailleurs c’est aussi par rébellion provocante et anti-conformisme de dérision que Dame Sorel a chanté l’amour à plusieurs!

(Petite digression au pas-sage.

Je voudrais comprendre comment se fesse que c’est plus de 40 ans après la diffusion de l’amour à plusieurs que son arrangeur Gainsbourien a décrit son interprète comme « une pauvre fille qui a disparue de la circulation, complètement » et rangé cette perle dans la catégorie de ce qu’il voudrait oublier avoir arrangé il fut un temps.

J’ai été choquée à la lecture de ces mots. Car ledit arrangeur avait toute mon admiration pour sa collaboration à l’édifice du grand monument Gainsbourien. Ca me titille de lui poser la question. Il est évident qu’il n’a jamais cherché à savoir ce qu’était devenue cette « pauvre fille ». Pauvre en ego, cela est certain.

Peut-être devrait-il se regarder un peu dans la glace: au fond, c’est lui-même qu’il voit comme un pauvre garçon lorsqu’il parle d’Ann… Elle a finalement pris en dérision cette remarque, pensant qu’il ne pouvait pas lui faire plus beau cadeau que celui de dire qu’elle avait « disparue de la circulation, complètement », à la lumière de LA LUMIERE!

J’ajoute qu’à mes humbles yeux cette chanson est un précieux trésor de sensualité qu’il me plait d’écouter régulièrement! Chanson qui inspire par ailleurs d’autres créateurs qui jouent à en faire de nouvelles versions de toute beauté! Fin de la digression).

S’abandonner à ce qui est

Le chemin du coeur que j’ai pris m’a soufflé que nous ne sommes maîtres que de nous-même. Toutefois, le coeur m’a aussi soufflé que tout se présente à nous comme il se doit. Non que les choses soient figées, mais il est bien prétentieux de croire  que nous ayons quelque prise que ce soit sur ce  qui nous arrive. Arrêtons de vouloir tout contrôler, car tout est incontrôlable! Grand bien nous fasse! Nous voilà soulagés d’un tas de poids (pouah!) encombrants! Ou comme dirait Ann:

Mais oh, relax, tout le monde est éveillé !

J’entends son rire et je ris à mon tour. Facile à dire, vous me direz. Eh bien tout ce que je répondrai c’est que de mon humble côté, c’est à chaque fois que je me suis laissée porter dans le flot de la vie, si tempétueux ait-il pu être par moments, que les choses se sont apaisées et faites naturellement.

Dans la souffrance mentale par exemple, dont je connais un rayon. C’est en refusant le fait de me sentir si mal, en luttant contre cela, que mon état s’empirait. Un jour, à bout de forces, je me suis abandonnée à la souffrance. Je l’ai accueillie, j’ai accepté qu’elle soit en moi. J’ai littéralement rendu les armes.

Je me suis avouée vaincue à ce combat contre moi-même. Immédiatement, elle a commencé à disparaître. L’attention au présent m’a placée en témoin de « ma personne »: témoin qui observait et me disait que ce que je voyais là n’était absolument pas ce que je suis! Tu n’es pas une maladie, Julie! Youpi!

Que de digressions!Revenons à MaAnnJi. Nous évoquons ensemble le fait de relater tout le fruit de son chemin. Ô joie, elle est OK, elle dit Oui! De toutes façons, elle dit oui à tout, oui à la Vie!

Je suis donc partie à sa rencontre le 9 décembre dernier pour une dizaine de jours. Avant de la voir, j’ai confié à l’une de mes soeurs spirituelles le sentiment d’avoir trouvé le Maître que j’attendais.

Dix jours durant, j’ai été à l’écoute la plus attentive qui soi(t) de cette Mère Veilleuse Ann. Un peu mise à l’épreuve, pour réaliser la force des mouvements conséquente à cette fameuse identification à un soi illusoire. Force qui s’apparente à ce qu’elle aime à nommer

le Mouvement de la Méduse.

A la fois de toute beauté, translucide de grâce, avançant par « respirations », sibylline mais néanmoins brûlante lorsque nous l’approchons de près!

Pour me faire entendre l’importance fondamentale d’être Un avec le maintenant, d’être dans la pleine attention, Présence, Ouverture. Stopper la défragmentation qu’évoquait Pierre Rabhi au forum sur l’évolution de la conscience. 

Fin de l’épisode… Comme dirait Serge Gainsbourg, mon idole « ça vous a plu hein, vous en d’mandez encore?… » La suite à venir très vite!

 

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8 réflexions sur “Brûler de se rencontrer

  1. Bravo, ma belle. Tu es en plein dans le sujet primordial, et on attend tous la suite, qui ne manquera pas d’être bouleversante. Partager une telle expérience est un grand pas dans ta vie, et nous aimerions faire
    oser le même pas en te suivant, tel un guide que l’on découvre et qui porte une telle lumière pour nous éclairer. Un grand merci à Ann qui te permet de découvrir de si belles choses et de nous ramener sur notre chemin de vie.

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