Quand y en a marre, y a Malabar… (épisode 5)

Je vous parle d’une pub que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîtreuh… Soit dit en passant je trouve que les pubs étaient bien plus rigolotes et créatives avant. Nostalgie quand tu nous tiens. J’ai surtout pris la symbolique « malabaresque » pour exprimer mon état d’esprit du moment, rapport aux tant et tant de candidatures que j’envoie à tous vents. Loin de moi l’idée de vouloir jouer les accablées, mais j’en ai ras-le-bol et je suis polie, de ne pas être considérée où à peine par ces messieurs-dames employeurs potentiels.

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi du temps où l’on écrivait des courriers de candidature, vous savez avec du papier et un stylo, et manuscrit s’il vous plaît, nous recevions toujours une réponse, quelle qu’elle soit, et bien souvent Ô grand honneur, précisant les motifs dudit refus? Ainsi un esprit positif et conquérant pouvait prendre comme des enseignements ses échecs, apprendre de ses erreurs, s’améliorer jusqu’au jour où un employeur lui ferait confiance. Tout ça c’est bien fini aujourd’hui. De ça je suis nostalgique aussi. De toutes façons quand j’étais petite je sentais gros comme une maison que c’était pas le bon plan d’être grand. Bref. Revenons-en à notre pub Malabar.

Je suis sur le point d’entamer mon cinquième mois de recherche de taf. Je refuse le fait de me considérer comme une demeurée parce que je ne trouve pas. Ouf, le nombre croissant de chômeurs me montre que nous sommes bien nombreux dans notre cas. J’en deviens un poil aigrie par contre. D’être ignorée de la sorte. Les destinataires de mes courriers ne répondent pas. Ils travaillent, eux, ils n’ont pas de temps à perdre avec des profils qui ne les intéressent pas. Par conséquent, j’en viens à les ressentir empreints d’un certain mépris, d’une hauteur auxquels nous pauvres désoeuvrés que nous sommes n’avons pas le loisir d’accéder. Alors voilà ce que j’ai envie de leur dire aujourd’hui:

Certains vont me dire « Oh lala, mais tu ne devrais pas écrire des choses comme ça, tu sais comment c’est maintenant, le personal branding, le googling, le facebooking le tweeting et j’en passe et des meilleures! » Ben là j’ai juste envie de dire que je m’en tamponne le coquillard. J’en ai marre! C’est dit. Et j’assume ce que je dis. Plus fort que la violence, le respect. Pour moi, l’ignorance est le pire des mépris. Une violence silencieuse. Que je vis au quotidien. Alors que je veux travailler, que je me triture le ciboulot pour me vendre au mieux, je n’ai droit qu’au vent du Nord. Il faut bien que je me défoule un peu.

Mon blog, c’est mon boulot aussi. Ca me maintient dans une certaine discipline. Je travaille ma créativité. Je ris de moi-même, aussi. Plus d’un m’a dit que j’avais raté ma vocation de comique. Je vais y songer. C’est vrai, parfois je dis des choses on ne peut plus banales, mais la simple façon que j’ai de les raconter fait rire les autres. J’aime faire rire les autres. Je n’ai pas peur du ridicule. D’ailleurs je suis dégoûtée, j’ai perdu une vidéo magistrale où je chante Noir c’est Noir en karaoké devant 400 personnes avec écran géant qui se gonfle sous vos yeux ébahis et ma pomme sur 100 m2. Vous aurez pu constater que j’aime la digression aussi. C’est mon côté cerveau droit.

Il me reste quand même la photo de la répèt...

Il me reste quand même la photo de la répèt…

Revenons à nos moutons, ou plutôt, nos galères. Non, je ne me nousnoie pas. Pour illustrer mon propos autrement qu’avec cette joyeuse vidéo qui me rappelle l’insouciance de mon enfance, je m’en vais vous décrire un exemple parmi tant d’autres qui font que je suis un peu hors de moi, que j’ai envie de tout plaquer pour prendre mon baluchon, partir à l’autre bout de la terre et vaille que vaille.

Il y a deux jours, j’ai fait des relances de candidatures. Le 11 avril dernier, j’en ai envoyé une spontanée à un employeur dont bien entendu je tairai le nom. Qui fait dans l’info, pour rester dans le vague. Présentation habituelle. Deux semaines plus tard, sans réponse, je relance. Hourra, une personne m’écrit que de son côté il n’a pas de besoin mais transmet mon courrier à la responsable qui cherche des pigistes. Mais bien sûr, tout ce que vous voudrez Monsieur. Deux semaines plus tard soit le 13 mai,sans réponse je renvoie un mail à ladite responsable. Et là, quetchi, nada, néant, zéro, niente. J’ai bien essayé d’appeler mais leur ligne ne répond jamais. Existent-ils vraiment?

Un mois plus tard, je vois une annonce pour une offre de journaliste chez eux. Travel-lifestyle, parfait pour moi en plus. Je renvoie donc un mail. Deux semaines plus tard (Z’avez vu comme je suis régulière, j’aime bien les deux semaines, ben oui je ne veux pas qu’ils se sentent harcelés mais peut-être que c’est ce que de devrais faire, les harceler), sans réponse, je renvoie un courrier. Très poli. Je cite:

J’aimerais savoir où vous en êtes au niveau de ce recrutement. Votre offre est-elle toujours d’actualité?

En vous remerciant par avance pour votre réponse, je vous souhaite une bonne journée.


Julie Sabatier
Journaliste multimédia
juliesabatier.com
twitter JulieSabatier

Vous devinez la suite. Donc je n’ai pu résister à leur écrire cette fois-ci, cela:

Je vous saurai gré de bien vouloir me donner une réponse pour cette candidature. Il est difficile en ces temps de crise de se sentir quasi inexistant lorsque l’on recherche du travail, en ne recevant jamais aucune réponse aux candidatures que l’on envoie.

En vous souhaitant une bonne journée,

Julie Sabatier

Je suis restée très polie, quand je me relis. mais ce qui me révolte, c’est qu’il a fallu que j’écrive cela pour qu’ENFIN bordel de merde on daigne me répondre.

Je n’ai pas dit mon dernier mot, c’est garanti sur facture. Dussé-je en sortir les crocs. Et pour conclure, une pub Carambar, cette fois-ci. En fait j’avais le slogan de Malabar dans la tête mais avec les images de Carambar aboudoubouflish aboudoubouflash. J’dis ça j’dis rien. Allez salut hein.

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