Papiéléphant

crédit DR pardon j'ignore qui est à l'origine de  cette splendeur.

Prosternons-nous devant la Sagesse

Mise à jour du 28 septembre 2014:

Elephantesque ravissement  

Le paradis des éléphants

Il y a une différence notoire entre jouer au mahout et l’être véritablement

Wassanna, Malanti et Thongkam: ma famille éléphantesque

Thongkam est-il un rêve inaccessible?

 

 

Mise à jour du 16 mars 2014:

M – 2 avant le grand voyage éléphantastique!

Nicolas Hulot: « Les gens ne descendent pas dans la rue pour les éléphants ».

Voyage au pays des éléphants

Incredible India

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Ici, le point de départ d’un merveilleux voyage se profilant à l’horizon de cette toute petite vie. Avec une gentillette nécessité de le coucher sur le papier.

Pour d’indicibles raisons, de celles qui touchent aux tripes et au fond du coeur, je porte un amour immensément indéfectible aux éléphants. C’est venu comme ça, naturellement. Initialement avec eux, il y avait les tortues. Mémoires ancestrales de la Terre qui m’ont interpelées, sans doute. J’ai commencé à collectionner les deux. Mais très vite l’éléphant a pris le dessus. Depuis, ils sont un peu partout dans l’appartement que je loue, et tout le temps dans mon coeur. Bien blottis, bien au chaud.

crédit Julie Sabatier

Ganesh et le Petit Prince sont mes compagnons de Vie

Comment décrire le bonheur incommensurable qui s’est emparé de moi lorsque pour la première fois de ma vie, en 2007 j’ai pu leur dire mon amour, les caresser les embrasser! C’était à Jaïpur. C’est aussi l’une des raisons qui m’a poussée vers l’incredible India.

Alors que j’étais encore à Mc Leod Ganj, bercails de mon précieux cousin et du Dalai Lama, je me souviens être un beau jour entrée dans une sorte d’agence de voyages. J’ai dit:

 » – Où y-a-t-il des éléphants, je veux absolument en voir!

– A Jaïpur, tu es sûre d’en trouver. »

Donc à Jaïpur, j’irai. Je n’irai pas pour la ville, mais pour ses éléphants! Avant cela, j’aurais accompagné des amis à Bénarès (voyage de 20h qui devait juste en durer 14… comment vous dire cette impression, de ne finalement jamais savoir quand vous allez arriver, alors que vous devriez y être depuis longtemps!…l’Inde est un apprentissage à la patience, si vous ne l’etes pas, n’y allez pas!), vus – chacun séparément!) une statue de Bouddha respirer dans un musée à Sarnath (premier lieu où Bouddha se rendit pour délivrer ses enseignements après qu’il se soit éveillé – je crois que l’auteur de cette page parle de la même) puis raccompagné l’une d’entre eux et sa petite fille de 4 ans à Delhi, avant d’entamer la route vers Jaïpur.

Joyeux voyage de plusieurs heures en bus. Occidentale bien traitée, placée sur un siège seule à l’avant du bus. Jaïpur était le terminus. Je regrette de n’avoir pas compté le nombre de passagers descendus du car à l’arrivée! Car c’était comme s’ils s’étaient déshydratés, réduits j’ignore comment, enfin disons que les indiens sont extrêmement talentueux pour occuper le moindre centimètre carré d’un espace: j’ai eu l’impression de voir descendre les gens pendant 10 minutes!

C'est peut-être cette statue que nous avons vue respirer, mais je ne suis plus sûre de rien tant l'émotion fut grande!

C’est peut-être cette statue que nous avons vue respirer, mais je ne suis plus sûre de rien tant l’émotion fut grande!

Ayant eu tout le loisir d’admirer les paysages désertiques du Rajasthan à la fenêtre du car, j’en ai oublié la haute température, sourire fixe jusqu’aux oreilles à m’émerveiller en plein cagnard de voir tout à coup surgir quelques maisons de terre en plein no man’s land.
Résultat, arrivée à Jaïpur, gros malaise type insolation.

Je laisse un chauffeur de rickshaw m’emmener dans n’importe quel hôtel. Chauffeur qui devint mon pote et m’a emmené à droite à gauche tout le temps que je suis restée dans la ville. Hôtel où j’ai aussi sympathisé avec les tenanciers et les voyageurs. Loin des occidentaux, un hôtel je ne sais même plus trop exactement où, avec le bruit du chemin de fer, les klaxons, etc. J’ai demandé à changer de chambre tant le bruit était fort et je me sentais mal quand j’y suis arrivée.

Le lendemain, je me sens toujours mal. Je demande donc à être emmenée chez un médecin ayurvédique. Et me voilà en amazone sur la moto de Moon (Chand en fait, mais ça veut dire Lune en hindi…) mon chevalier servant, posture de coutume et somme toute élégante. Mais au lieu de m’emmener voir un médecin ayurvédique, il me dépose à l’hôpital.
Non! Je ne voulais pas aller à l’hôpital! Dépitée, j’entre avec mon ami. Je pleure en voyant l’état de l’hôpital. Et tout le reste. Je ne veux même pas m’installer sur une de leurs tables de consultation. Ils veulent me faire rester quelques heures le temps de me perfuser, et sans me dire quel est le problème. Hors de question! Je fuis à toutes jambes cet endroit difficilement supportable.

Revenons-en donc à nos éléphants! Une fois rétablie, me voila partie en quête des éléphants. Je saute dans un rickshaw.

« – Emmène-moi là où il y a des éléphants please! Je lui lance joyeusement.

– Il y en a à Amber Fort.

– Ok: tchallo! (allons-y, en hindi) »

Nous arrivons à Amber Fort. Merveille architecturale, admirable. Mais nul éléphant à l’horizon!

crédit Julie Sabatier

Les couleurs de l’Asie…

 

crédit Julie Sabatier

C’est beau Amber Fort, mais ils sont où les éléphants?…

 

crédit Julie Sabatier

La porte du désert au Amber Fort de Jaïpur.

crédit Julie Sabatier

crédit Julie Sabatier

Et ça c’était la surprise après que j’ai vu mes amis les éléphants!

– « Où sont les éléphants?… Je demande à mon chauffeur.

– Oh, tu sais, ils sont rentrés chez eux. Ils sont sortis le matin seulement, car ils ne doivent pas rester toute la journée au contact de la foule, ça les rendrait fous.

– Ah! Mais je suis venue jusqu’ici pour les voir, tu sais! Emmène-moi donc vite chez eux, je te prie!

– Atcha! (ok) répond-il en souriant. » Il avait compris qu’il ne pourrait pas faire grand chose face à mon impérieuse volonté…

Et le voici qui m’amène chez mes amis les éléphants. Ils étaient trois, encore décorés d’une fête que j’ai ratée. Dilatation instantanée du coeur. Immense sourire, gratitude.

crédit Julie Sabatier

Hatti Mera Sathi
les éléphants sont mes amis

– « Je peux les toucher? Les caresser? Les embrasser?

– Bien sûr! » me répondent les quelques hommes rassemblés là, joyeusement surpris de cet amour qui se répand tout à coup dans cet endroit plutôt triste.

Et là, je me perds en déclarations. Je ne sais plus ce que je leur ai dit, toute émue que j’étais. Quelque chose du style « je vous aime je vous aime, si vous saviez comme je vous aime, j’ignore pourquoi mais je vous aime infiniment! » et de caresser et d’embrasser cette peau qui reflète toute la mémoire de la Terre, infiniment vaste. Les hommes m’ont proposé de me prendre en photo. Ils étaient irradiés de joie en me voyant déployer toute cette tendresse à l’égard de leurs pachydermes.

crédit Julie Sabatier

Enfin je rencontre mes frères adorés!

Je me vois dans leurs yeux.

Voilà ce que je réponds souvent lorsque l’on me demande pourquoi je les aime autant. Cet amour est là, indéniablement, nul besoin d’en trouver les raisons. Dans trois mois, je vais les rencontrer chez eux, dans la jungle Thaï, cette fois-ci.

L’histoire de ma connexion avec ce voyage date déjà d’il y a trois ans… Et sera le sujet du prochain billet éléphantesque!

crédit Nick Brandt

Elephantom by Nick Brandt

 

4 réflexions sur “Papiéléphant

  1. Ah que voilà de jolis souvenirs… et un beau projet ! Mais… pourquoi n’ai-je pas eu de petit message m’avertissant de cet article ? bizarre, bizarre… Vive fesse de bouc, c’est grâce à la page que j’ai pu être informée… et je fais suivre na !

  2. Pingback: Wassanna, Malanti et Tongkan : ma famille éléphantesque | Laissez parler les ptits papiers...

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